En avril, deux ateliers d’une journée consacrés à la parasitologie bovine ont été organisés. Après un aperçu de la biologie et de la pathogenèse des principaux parasites internes chez les bovins, Andreas Öhm, de la Faculté Vetsuisse de Zurich, Institut de parasitologie, nous a présenté les différentes méthodes de diagnostic actuellement utilisées. Dans une autre présentation, Tanja Schmid, vétérinaire chez Swissvets, a expliqué comment la gestion de la lutte contre les parasites est mise en œuvre dans son cabinet. Felix Heckendorn et Pamela Staehli, du FiBL, ont complété la partie théorique par des exposés sur l’écotoxicité des antiparasitaires, la résistance aux anthelminthiques ainsi que la gestion raisonnée du parasitisme chez les animaux d’élevage. Lors de la séance pratique de l’après-midi, les participant·e·s ont pu s’initier à diverses méthodes de diagnostic et analyser des cas concrets.
1. Écotoxicité des antiparasitaires
Les antiparasitaires peuvent avoir un impact négatif considérable sur l’environnement et les écosystèmes. Les lactones macrocycliques, telles que l’ivermectine et la doramectine, sont en partie éliminées dans les fèces, où elles exercent des effets délétères sur les coléoptères coprophages, les larves de mouches ainsi que sur d’autres organismes du sol et des milieux aquatiques. Cela entraîne un ralentissement de la dégradation des excréments et une perturbation de l’équilibre des écosystèmes des pâturages.
Les différences de l’impact sur l’environnement entre les groupes de substances actives en termes de toxicité : Lactones macrocycliques >> Benzimidazoles > Lévamisole
2. Recommandations pour réduire l’impact environnemental
Afin de minimiser les dommages écologiques, différentes mesures sont recommandées :
3. Résistances aux anthelminthiques
Les résistances aux vermifuges sont connues depuis plus de 40 ans et augmentent fortement, en particulier chez les strongles gastro-intestinaux. Le développement de résistances constitue une menace à long terme pour la santé animale et la productivité, d’autant plus que la mise au point de nouveaux principes actifs progresse lentement. Ces résistances résultent de traitements trop fréquents ou mal effectués (erreurs de dosage, voies d’administration inadéquates) ainsi que d’une forte pression de sélection. Un concept clé est celui de « refuge », qui consiste à maintenir, dans des animaux non traités ou sur des pâtures, des populations de parasites sensibles afin de freiner l’émergence de résistances. À cette fin, au moins 20 % des animaux du troupeau ne devraient pas être déparasités.
5. Une gestion durable et raisonnée est essentielle
6. Diagnostic et traitement ciblé
Il est recommandé :